Auteur : Marie an Avel

  • Penser par soi-même

    Penser par soi-même

    Responsabilite et jugement

    Vous êtes « normal », une personne ordinaire. Ni un criminel, ni un idéologue, ni un monstre pathologique. Un jour, toutes les normes auxquelles vous étiez habitué s’effondrent. Dès lors, vous courez le risque d’être complice des pires choses. Comment l’éviter ? Comment distinguer le bien du mal ? Comment dire « non » ? En essayant d’évaluer la situation. Pour cela, explique Hannah Arendt, il faut penser – et penser par soi-même. Cet acte-là, dit-elle aussi, n’est pas réservé à une élite. Émettre un jugement et prendre ses responsabilités, chacun, quel qu’il soit, peut le faire. Encore faut-il en avoir la volonté…

    Hannah Arendt

    Je revendique le droit de penser autrement…

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    considerations-morales

    Est-ce que notre aptitude à juger, à distinguer le bien du mal, le beau du laid, est dépendante de notre faculté de penser ? Tant d’années après le procès Eichmann, Hannah Arendt revient dans ce bref essai, écrit en 1970, à la question du mal.
    La question que Hannah Arendt pose est : l’activité de penser en elle-même, l’habitude de tout examiner et de réfléchir à tout ce qui arrive, sans égard au contenu spécifique, et sans souci des conséquences, cette activité peut-elle être de nature telle qu’elle conditionne les hommes à ne pas faire le mal ? Est-ce que le désastreux manque de ce que nous nommons conscience n’est pas finalement qu’une inaptitude à penser ?

  • Sous les nuages errants…

    Sous les nuages errants…

    Le souvenir du temps nomade fait battre mon cœur, les Cheyennes, les Lakotas…
    Il n’y avait pas de murs, pas de frontières, les peuples des chemins vivaient sous les nuages errants…

    Peuples de la terre, passagers du ciel, ils se rassemblaient et se comprenaient. Loin des lois qui régissent le monde. Ivres parmi l’écume inconnue des cieux…

    Mots dont je ne connais plus l’auteur, mots notés sur un carnet pour ne pas les oublier, pour les partager un jour comme celui-ci…

  • Une autre année

    Une autre année

    Mes meilleurs vœux pour cette année 2016 !

    Rendre possible l’avènement d’un autre monde, plus juste, où chacun a sa place…

    De retour d’un joli périple dans la famille, ça fait du bien de larguer les amarres de temps en temps, j’ai retrouvé notre joli caillou au milieu de la mer tout  secoué par le vent des tempêtes. Vent, pluie, brouillard, arbres à terre, branches éparses, remparts de goémons remplis de saletés, embarcations échouées…
    Mais ce petit bout de terre posé au milieu du golfe tient bon face aux assauts répétés du vent et de la mer. On la comprend bien d’ailleurs cette mer, elle a besoin de faire un grand ménage de ses fonds envahis de déchets humains (il suffit de jeter un coup d’œil sur les rejets qu’elle dépose sur le rivage), à propos,  si quelqu’un a besoin de tongues, je pense qu’on va pouvoir en distribuer au début de l’été, il faudra cependant accepter des pointures et des styles différents, la mer ne reverse que ce qu’on veut bien lui donner…

    Je suis en ce début d’année dans le même état d’esprit qu’elle, je fais le ménage. J’ai besoin d’y voir clair et de faire place nette dans mes projets de publication.
    Moins de connexion plus de création, ma devise pour cette année.

    Voilà, j’avais envie de saluer ceux qui passent par ici de temps en temps pour leur souhaiter « tout le bonheur du monde ». Sur ce je retourne à mon cahier d’écritures — mais ce n’est pas sans plaisir, c’est un territoire sans frontières, où la réalité du monde s’efface, j’ouvre les portes de l’imagination et… Au revoir…

  • Ces fantastiques visions qui m’emportent

    Ces fantastiques visions qui m’emportent

    Vieille fable et conte de fée… Les amoureux et les fous ont des cerveaux bouillonnants, des fantaisies visionnaires qui perçoivent ce que la froide raison ne pourra jamais comprendre.

    Ligne de temps

    Comme on me le rappelle gentiment, j’ai en effet écrit un article en octobre nommé « J-quelques jours » qui annonçait la publication de ma deuxième nouvelle illustrée. J’aurais dû annoncer « J-quelques mois », sauf qu’à ce moment en toute sincérité je ne savais pas que je me ferais enlever par les protagonistes de l’histoire. Au fil des mots et des jours, je me suis enflammée pour cette fiction, pour les personnages qui l’habitent— ils ont pris ma plume d’assaut.

    poudre-de-noel

    De « Nouvelle » cette histoire est devenue « Novella » et j’arrive aujourd’hui sur les derniers chapitres de ce que je pense être un roman. Pas un roman fleuve ni une trilogie ni un volume si épais qu’il vous faudrait une valise pour l’emporter, un roman qui pourra tenir dans la poche d’une modeste veste et vous accompagner sur votre chemin quotidien ; peut-être un rien intrépide et bruyant, les protagonistes de l’histoire n’ont pas leur langue dans leur poche et sont bien décidés à se faire entendre — je peux vous le révéler ce soir cette fiction est saupoudré d’un peu de poudre magique de la fée des Rives.

    La vie n’est pas toujours un long fleuve tranquille…
    Entre boulot, événements mondiaux et nationaux assez bouleversants, papiers et factures à régler en fin d’année, enfants réclamant soudain une oreille attentive de ci de là, compagnon et chien cherchant compagnonne pour les accompagner sur les chemins de l’aube, les heures ont passé, les semaines, presque trois mois maintenant. Merci de me le rappeler et mille excuses à celles et ceux qui m’ont envoyé des messages chaleureux me disant que la mise en ligne de cette prochaine publication les rendait impatients.

    Je pense ne pas dire de bêtise en annonçant la publication du roman pour l’année 2018/19. Je quitte l’île quelques jours pour une petite virée en famille. Ensuite, à nouveau relectures et corrections, puis relectures et corrections, etc. Puis mise en ligne sous format eBook et papier, encore des mois de travail.

    Publication
    Publication à venir… Keep cool !

    A propos, j’avais également dit que je ferai un bilan de mes lectures sur liseuse — Il faut que j’arrête de m’engager comme ça — sauf que là je suis dans les temps puisque j’avais annoncé l’article pour la fin de l’année. Si cela peut aider quelqu’un dans sa décision ou son indécision c’est avec plaisir que je l’écris, surtout que j’apprécie beaucoup cette petite bibliothèque de poche ambulante — au moment de boucler les valises je me réjouis de ne pas avoir à transporter mon paquet habituel de livres, livres à peine ouverts puisque pendant les vacances en famille (celles de Noël en particulier) je n’ai jamais le temps de me poser longtemps pour lire. Ma liseuse avec des lectures en cours et celles en attente ne sera qu’un léger poids dans mon sac, mais une présence rassurante et disponible au cas où se pointerait un moment opportun pour faire quelques pas entre les pages…

    j-noel

    À très bientôt et merveilleuses fêtes à tous !

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  • Mes lectures sur liseuse

    Mes lectures sur liseuse

    On m’a offert une liseuse au début de l’été 2015. Cela fait donc six mois que j’expérimente cette nouvelle façon de lire. Ce que j’écris dans cet article ne concerne que moi et je n’ai pas l’intention d’obliger qui que ce soit à penser à ma façon — je dis cela au cas où les inconditionnels du livre papier décideraient de me lancer des tomates — Je veux juste partager mon expérience avec ce nouveau support.

    enfant-lecture

    J’aime les livres, j’aime lire, j’ai toujours aimé cela à des rythmes différents selon les périodes de ma vie, la lecture est quelque chose qui fait partie de mes jours, comme manger, aimer, écrire, courir et danser la Polka. À l’école j’avais toujours un livre dans la poche de ma veste, poésie ou roman, pendant mes études supérieures ces lectures ont laissé la place aux pièces de théâtre — j’étudiais l’art dramatique — et lorsque j’ai eu mes enfants en plus des livres dans les poches, j’ai commencé à me passionner pour les contes et les livres jeunesse illustrés. Impossible d’envisager le monde sans eux…

    Les mots m’ont façonnée, éduquée, apprivoisée, propulsée dans les étoiles. Je dis les mots, les phrases, les histoires, pas les supports (exception faite pour les livres jeunesse illustrés ou certains beaux livres à la présentation, la typographie, le grain de papier, les illustrations, très personnelles).

    J’ai commencé par remplir ma liseuse d’œuvres classiques gratuites que j’aime lire de temps à autre, puis j’ai acheté des « nouveautés » mais également des « classiques », des romans, recueils de nouvelles, essais, biographies, journaux, livres techniques. Je ne vais pas vous en faire la liste ici, ce n’est pas le propos de cet article, je veux juste vous parler de la lecture sur liseuse.

    liseuses

    CE que j’aime :

    1. Rapidité
      Une fois dans la boutique (librairie en ligne), je note le livre que je veux lire dans l’encart de recherche, il s’affiche avec sa couverture, son résumé, son tarif et des commentaires. Je clique « achat » et en quelques minutes le livre est disponible à la lecture sur ma liseuse. C’est un point important puisque je vis sur une île où il n’y a pas de librairie (il y a une toute petite bibliothèque, ce qui n’est déjà pas si mal vu le peu d’habitants que nous sommes à l’année). Pour aller chercher un livre je dois traverser l’île à vélo du sud au nord, faire une demi-heure de bateau, 20 minutes de voiture ou de bus… Sans compter que je dois intégrer les horaires de retour du bateau qui sont plus espacés en période hivernale. 1 bon point pour la liseuse
    2. Légèreté
      Je suis du genre à lire partout où je me trouve dès que j’ai une minute à moi et le poids des livres m’a parfois gênée, encombrée, d’autant plus qu’étant indécise ou lisant deux livres à la fois (roman/essai) il m’est arrivé de transporter plusieurs livres en même temps.
    3. Prix abordable
      À sa sortie le livre vaut entre 15 et 25 euros, en liseuse il est souvent en dessous de 15 euros, plus souvent autour de dix euros.
    4. Plaisir du choix
      J’ai été sur le continent faire un tour en librairie pour les cadeaux de noël, (il y a un nombre visuellement épuisant de nouveautés) j’ai compris tout le plaisir de chercher un livre et de le commander sur ma liseuse en buvant un café tout en regardant le coucher de soleil.
    5. Extrait
      Si j’hésite sur un livre je me fais envoyer un extrait et je lis les premières pages, histoire de voir si j’ai envie d’aller plus loin…
    6. Caractères à grossir…
      Depuis quelques années je mets des lunettes pour lire et écrire et j’avoue que me passer d’elles le soir en grossissant les caractères n’est pas désagréable, d’autant plus que je passe mon temps à chercher mes lunettes d’un bout à l’autre de la maison…
    7. Notes
      Je peux surligner à tout instant un passage que j’aime sans courir après mon éternel crayon de papier, je peux le relire à tout instant et le partager.

    Voilà pour terminer positivement cette année un petit résumé du plaisir que j’ai eu à lire sur une liseuse en 2015. Maintenant chacun est libre de ses choix, mais il y a tant de réticences peu vérifiées — si ce n’est la peur de certains de perdre leur pouvoir — à l’égard de ce support que j’avais envie de partager mon avis.

    Joyeux Noël !

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  • Debout sous le vent

    Debout sous le vent

    Au plus fort de l’orage, il y a toujours un oiseau pour nous rassurer. C’est l’oiseau inconnu. Il chante avant de s’envoler.

    — René Char

    Quelques mots choisis, ceux du poète René Char, parce qu’il  tenait sa lumière de sa liberté, ceux de Nina Berberova, parce qu’elle a vécu l’exil. Les poètes ont souvent fait lever l’espoir. Pour rendre hommage aux victimes des attentats, de Paris et d’ailleurs dans le monde entier…

    Où l’esprit ne déracine plus mais replante et soigne, je nais.
    Où commence l’enfance du peuple, j’aime.

    Dans nos ténèbres, il n’y a pas une place pour la beauté.
    Toute la place est pour la beauté.

    Vivre, c’est s’obstiner à achever un souvenir.
    Impose ta chance, serre ton bonheur et va vers ton risque. A te regarder, ils s’habitueront.

     — René Char, extraits de Poésies 


    Il arrive dans la vie de chacun que, soudain, la porte claquée au nez s’entrouvre, la grille qu’on venait d’abaisser se relève, le non définitif n’est plus qu’un peut-être, le monde se transfigure, un sang neuf coule dans nos veines. C’est l’espoir. Nous avons obtenu un sursis.[…] – Le roseau révolté

    Rien n’est écrit d’avance, c’est nous qui créons l’avenir.

    — Nina Berberova 

    Boubat-Paris-1999
    Sur les ponts de Paris ©Photo – Edouard Boubat