Je remarque qu’au-dessus de l’article du Figaro, que je partage ci-dessous, il y a une bande audio pour les dyslexiques et les malvoyants. Un progrès nécessaire. Certains me disent encore préférer le livre papier au livre numérique, c’est comme ils veulent tant qu’ils ont de bons yeux. Il faut quand même savoir que grâce au epub 3 (format de livre numérique) les dyslexiques ont droit à une police de caractères qu’ils peuvent lire et les malvoyants à une lecture avec l’aide d’une voix synthétique ou une traduction en braille, donc la possibilité de lire la production littéraire comme tout le monde. Le progrès a ses dérives et ses avantages, pour eux c’est un réel avantage, une ouverture au monde, des découvertes, un véritable accès à la lecture.
« Il faut que les Français renouent avec la lecture »
« Tous les deux ans depuis dix ans, notre baromètre sur l’évolution des pratiques montre que l’on consacre de moins en moins de temps à la lecture. En 2022, l’étude « Les jeunes Français et la lecture » (Ipsos) a dévoilé que ceux qui ont entre 7 et 25 ans passent en moyenne 4 heures par jour devant un écran, alors qu’ils ne lisent pas beaucoup plus de 3 heures par semaine. De plus, 47% font souvent autre chose en même temps, comme envoyer des messages, aller sur les réseaux sociaux ou regarder des vidéos. Sans pour autant nier l’importance des écrans, nous voulons changer cette tendance. »
Quels sont les bienfaits de la lecture, selon vous ?
En ce qui concerne les effets produits par le « quart d’heure de lecture » en classe, les enseignants s’accordent à dire que cela permet aux élèves de se détendre, de développer l’envie de lire, le plaisir, et de stimuler la mémoire. Je pense que c’est le cas à tout âge. Personnellement, le livre a toujours occupé une place importante dans ma vie. Nous entretenons tous une relation personnelle à la lecture. Dans mon cas, il s’agit de la seule chose qui m’apaise et sur laquelle je puisse me reposer. C’est ma colonne vertébrale, en somme.
Régine Hatchondo, présidente du CNL, interviewée dans Le Figaro.
Avant de savourer des températures plus fraîches et sûrement quelques averses, ici l’automne apporte son lot de précipitations — je vis sur une île et pour me rendre à l’embarcadère, je dois donner quelques coups de pédales — je partage avec vous un joli souvenir d’été.
Fin juillet, j’ai visité la belle demeure berrichonne de George Sand à Nohant, où sont précieusement conservés son mobilier et ses objets personnels. J’ai passé un moment exquis à écouter la guide raconter l’histoire de sa vie entourée de son personnel et d’illustres invités comme Balzac, Chopin, Delacroix, Flaubert ou Liszt. Le jardin est un enchantement : on s’y promène, on y flâne, on s’y ressource, on y puise de l’inspiration, et il est difficile de le quitter… Il est composé de plusieurs espaces distincts : un petit bois ombragé pour la promenade, des parties baignées de soleil comme le potager, la roseraie, le jardin des poules ou encore le verger. George Sand nourrissait une véritable passion pour la botanique.
[…] je préfère aux jardins arrangés et soignés, ceux où le sol, riche par lui-même de plantes locales, permet le complet abandon de certaines parties.
J’ai entrepris cette escapade littéraire pour me rapprocher de Louison — la protagoniste principale du tome I du roman « Les souvenirs oubliés sont-ils perdus à jamais » — elle y évoque brièvement sa lecture de « Histoire de ma Vie » de George Sand, notant même un extrait dans son journal (partie 1). C’était aussi l’occasion de me sentir plus proche de son amie Susanne et de sa fille Anna, toutes deux passionnées par les expéditions littéraires. La prochaine fois, j’irai peut-être flâner au passage Pommeraye à Nantes, où Louison a son atelier — certains lecteurs ont déjà fait le voyage — ou encore visiter la plantation de café des Semprun en Jamaïque, pourquoi pas ? Un petit clin d’œil au rêve des enfants dans la partie 5, chapitre 2.
Le tome II progresse, mais il reste encore des relectures et des corrections à faire. Je pense que ce sera un diptyque, j’aimerais… En attendant, cette courte vidéo pour illustrer un propos de George Sand à la belle saison automnale…
Si j’ai le temps je partagerai des extraits de sa prose botanique que j’ai notés ou enregistrés.
Le livre papier plus écolo que le livre numérique ?
Selon une étude de Carbone 4, l’empreinte carbone d’un livre papier est de 1,3kg d’équivalent CO2 ; celle d’une liseuse de 235kg. Il n’y a véritablement match que pour des ogres de la lecture, au-delà de 180 livres lus…
Sachant qu’un Français ne lit en moyenne que quatorze livres chaque année, selon une étude BVA de 2016. Ce lecteur moyen aurait donc besoin de près de treize ans pour amortir, écologiquement parlant, sa liseuse électronique. Mais qui utilise pendant treize ans un seul et même support digital ? La dématérialisation n’est donc pas la panacée que l’on croit ?
Le recyclage des livres est déjà entré dans les mœurs : il passe par la collecte des livres pour les redistribuer auprès de bibliothèques municipales (étrange🤔 j’ai lu dans un article que j’ai publié récemment : « Les bibliothèques ? Elles recherchent des ouvrages en bon état. « Trier représente un coût pour les éditeurs qui, de surcroît, tueraient le marché commercial en donnant gracieusement des livres à des clients habituels. » » • La réutilisation du papier pour d’autres produits cartonnés. • Les Bouquinistes
On a du mal à y voir clair ? Chacun défend son fromage. Pourtant j’aimerais comprendre. Publiant régulièrement, je préfèrerais le faire le plus écologiquement possible… Le cabinet américain Nielsen, leader mondial d’analyse des comportements des consommateurs, pointe aujourd’hui du doigt la « fatigue digitale », en particulier chez la jeune génération accro au smartphone. Selon son directeur de recherche Steve Bohme, de plus en plus de « jeunes utilisent des livres imprimés sur papier pour se reposer des écrans et des réseaux sociaux ».
Vrai, pas vrai ? ✒ Perso, j’ai pris le car fin 2017, sur une distance assez longue, il était rempli de jeunes, je n’ai pas trouvé beaucoup de lecteurs papiers, j’ai d’ailleurs été étonnée de les voir lire si longtemps sur leur smartphone ou autre petit écran. via Le livre papier, plus écolo que le livre numérique ?
On ne veut pas supprimer la valeur d’un livre en cassant les prix sur le livre numérique — Antoine Gallimard,au salon du livre de Paris
Pourtant les coûts sont différents ? Non ? Permettre la lecture à tous devrait être la seule raison d’un éditeur.
Être ou ne pas Être, c’est la question… Subir le désir des autres ou prendre son destin en main ? Écrire et vendre ses livres en numérique c’est « Être » pour un auteur, quand il aspire à la liberté et veut s’adresser directement aux lecteurs. Le numérique offre la possibilité d’exister sans passer par la bénédiction de l’éditeur, il permet d’écrire des livres (il faut de l’autodiscipline bien sûr et de l’exigence) et de les publier sans posséder une fortune personnelle ce qui est plus difficile avec une publication papier à gros, même moyen tirage. Il existe aujourd’hui, l’impression à la demande, pas de stock, pas de pilon.
On m’a offert une liseuse au début de l’été 2015. Cela fait donc six mois que j’expérimente cette nouvelle façon de lire. Ce que j’écris dans cet article ne concerne que moi et je n’ai pas l’intention d’obliger qui que ce soit à penser à ma façon — je dis cela au cas où les inconditionnels du livre papier décideraient de me lancer des tomates — Je veux juste partager mon expérience avec ce nouveau support.
J’aime les livres, j’aime lire, j’ai toujours aimé cela à des rythmes différents selon les périodes de ma vie, la lecture est quelque chose qui fait partie de mes jours, comme manger, aimer, écrire, courir et danser la Polka. À l’école j’avais toujours un livre dans la poche de ma veste, poésie ou roman, pendant mes études supérieures ces lectures ont laissé la place aux pièces de théâtre — j’étudiais l’art dramatique — et lorsque j’ai eu mes enfants en plus des livres dans les poches, j’ai commencé à me passionner pour les contes et les livres jeunesse illustrés. Impossible d’envisager le monde sans eux…
Les mots m’ont façonnée, éduquée, apprivoisée, propulsée dans les étoiles. Je dis les mots, les phrases, les histoires, pas les supports (exception faite pour les livres jeunesse illustrés ou certains beaux livres à la présentation, la typographie, le grain de papier, les illustrations, très personnelles).
J’ai commencé par remplir ma liseuse d’œuvres classiques gratuites que j’aime lire de temps à autre, puis j’ai acheté des « nouveautés » mais également des « classiques », des romans, recueils de nouvelles, essais, biographies, journaux, livres techniques. Je ne vais pas vous en faire la liste ici, ce n’est pas le propos de cet article, je veux juste vous parler de la lecture sur liseuse.
CE que j’aime :
Rapidité Une fois dans la boutique (librairie en ligne), je note le livre que je veux lire dans l’encart de recherche, il s’affiche avec sa couverture, son résumé, son tarif et des commentaires. Je clique « achat » et en quelques minutes le livre est disponible à la lecture sur ma liseuse. C’est un point important puisque je vis sur une île où il n’y a pas de librairie (il y a une toute petite bibliothèque, ce qui n’est déjà pas si mal vu le peu d’habitants que nous sommes à l’année). Pour aller chercher un livre je dois traverser l’île à vélo du sud au nord, faire une demi-heure de bateau, 20 minutes de voiture ou de bus… Sans compter que je dois intégrer les horaires de retour du bateau qui sont plus espacés en période hivernale. 1 bon point pour la liseuse
Légèreté Je suis du genre à lire partout où je me trouve dès que j’ai une minute à moi et le poids des livres m’a parfois gênée, encombrée, d’autant plus qu’étant indécise ou lisant deux livres à la fois (roman/essai) il m’est arrivé de transporter plusieurs livres en même temps.
Prix abordable À sa sortie le livre vaut entre 15 et 25 euros, en liseuse il est souvent en dessous de 15 euros, plus souvent autour de dix euros.
Plaisir du choix J’ai été sur le continent faire un tour en librairie pour les cadeaux de noël, (il y a un nombre visuellement épuisant de nouveautés) j’ai compris tout le plaisir de chercher un livre et de le commander sur ma liseuse en buvant un café tout en regardant le coucher de soleil.
Extrait Si j’hésite sur un livre je me fais envoyer un extrait et je lis les premières pages, histoire de voir si j’ai envie d’aller plus loin…
Caractères à grossir… Depuis quelques années je mets des lunettes pour lire et écrire et j’avoue que me passer d’elles le soir en grossissant les caractères n’est pas désagréable, d’autant plus que je passe mon temps à chercher mes lunettes d’un bout à l’autre de la maison…
Notes Je peux surligner à tout instant un passage que j’aime sans courir après mon éternel crayon de papier, je peux le relire à tout instant et le partager.
Voilà pour terminer positivement cette année un petit résumé du plaisir que j’ai eu à lire sur une liseuse en 2015. Maintenant chacun est libre de ses choix, mais il y a tant de réticences peu vérifiées — si ce n’est la peur de certains de perdre leur pouvoir — à l’égard de ce support que j’avais envie de partager mon avis.
Plus de lunette pour lire certains textes, plus de poids, plus de tranche (au centre) difficile à ouvrir. Lecture d’extraits avant de choisir en prenant son temps, (j’habite sur une île). J’ai lu plus de livres depuis que je l’ai que ces derniers mois, simplement parce que c’est pratique, agréable, lisible, léger et moins cher. Premier livre lu et apprécié, « Elle marchait sur un fil » de Philippe Delerm, puis j’ai rempli mon panier de quelques friandises pour l’été, des essais :
« Le Corset invisible » d’Eliette Abécassis et Caroline Bongrand
« Trois conférences » de Simone de Beauvoir, Marguerite Yourcenar, Nathalie Sarraute, Elisabeth Badinter.
Un classique : « L’Art d’écrire » de Gustave Flaubert
Plus contemporain : « La liseuse » de Paul Fournel (intéressant de lire l’avis d’un éditeur sur le sujet)
« La Marche du cavalier » de Geneviève Brisac
Des livres que je n’aurais pas trouvé si facilement et si rapidement. Un bel été en perspective riche de lectures variées.
J’ai commencé la biographie « Manderley for ever » de Tatiana de Rosnay
J’ai découvert les Nouvelles d’Annie Saumont
J’ai lu un extrait du livre « Le labyrinthe du monde » qui me donne envie de me plonger dans les souvenirs de Marguerite Yourcenar.
Il y a aussi tant de livres autoédités à découvrir…
Tous ces livres choisis, je les porte près de moi, sur la plage, dans une autre pièce, en weekend, à la terrasse d’un café, dans le bateau-bus, j’ai l’impression que c’est noël et que mon chausson déborde de choses merveilleuses à découvrir ; je crois que cela faisait longtemps que je n’avais pas eu autant d’enthousiasme pour un objet. Tant de pages à tourner, de mondes à découvrir et tout cela d’une façon si facile, si légère. Je calme mon enthousiasme (même si je tape dans mes mains comme une gamine heureuse), je vous ferais un petit clin d’œil à la fin de l’année après quelques lectures.
Déjà quelques extraits du livre de Philippe Delerm « Elle marchait sur un fil », des passages que j’ai beaucoup aimés – J’espère en partager bien d’autres.
Et tant pis si je quitte un peu les autres. Je n’en pouvais plus d’être quittée.
Pourquoi faut-il ne plus rien attendre pour commencer à tout apprécier ?
J’ai l’impression d’être dans un dessin de Sempé, dit Pierre. Seulement des jeunes, des beaux, des riches, debout, assis ; et dans les phylactères un enivrement, un étourdissement de pensées positives. Dans un coin, juste un personnage qui dirait à un autre : « Tu sais, moi ça ne va pas fort, en ce moment. » Ça semblerait tellement défendu, tellement incongru, tellement hors jeu.