Je vous invite à (re)découvrir le livre : « Gazette de Kelfennin – la nuit des flambeaux1«
Sous les frondaisons, les invisibles veillent…

Alors que les jours raccourcissent et que les feuilles tourbillonnent, une gazette secrète se prépare à paraître dans l’ombre des bois…

À cette période de l’année, quand le voile entre les mondes s’amincit, la « Gazette de Kelfennin » retrouve sa raison d’être.
À la lisière d’une forêt profonde se dresse un vieux manoir. Son jardin, autrefois un paradis botanique entretenu par une famille d’explorateurs, n’est plus que ruines. Le dernier héritier, Sam Tant-Valoin, a décidé de vendre.
Il ignore que ses terres abritent une société secrète : les Kelfennin. Des animaux, des végétaux, et des créatures sylvestres, reliés par une gazette clandestine, rédigée avec soin et humour.
Les porteurs de flambeaux2 ne sont pas seulement des gardiens du jardin et du manoir. Depuis des générations, ils ont aussi la charge, une nuit par an, d’éclairer le chemin des « visiteurs » (les défunts) afin qu’ils ne se perdent pas.
Faol était l’un des plus grands porteurs de flambeaux. Sa disparition a laissé un vide que les plus jeunes doivent apprendre à combler.
Parce qu’elle sait écouter et qu’elle ne cherche pas à dominer, Rosalie est l’une des rares humaines dont les Kelfennin acceptent la présence cette nuit-là.
Ce livre est un hommage aux invisibles3, à ceux qui veillent dans l’ombre des feuilles, à la solidarité discrète et au pouvoir des mots. Il parle de préservation, de courage, et de ces liens invisibles qui unissent les êtres vivants, qu’ils aient des plumes, des griffes, ou des mains.
Pourquoi lire ce livre en cette fin octobre ?
Parce que Samhain4 est précisément ce moment où les frontières s’estompent, où les flambeaux s’allument pour guider, protéger, et se souvenir.
Cette année, pour la nuit du 315, si on laissait les animaux prendre la parole ?
La « Gazette de Kelfennin » s’inscrit dans une magie : douce, forestière, brumeuse, jamais effrayante, toujours empreinte de tendresse et d’espoir.
Illustré à l’encre et à la pierre noire par Sylvano Bulfoni, le livre déploie une atmosphère unique, entre suspens et poésie.
Il s’adresse aux enfants de neuf ans … et à tous les grands enfants qui aiment les histoires où les plus petits, les plus discrets, jouent les premiers rôles.
En cette période où l’on cherche des récits qui réchauffent tout en faisant frissonner, laissez Ratiflette et ses compagnons vous entrainer sous les frondaisons.
La gazette n’attend plus que vous.
Pour en savoir plus :
Gazette de Kelfennin – La nuit des flambeaux

Pour l’acheter : disponible en version papier et numérique
Boutique – Amazon
Kobo – Fnac : uniquement en numérique
À la commande en librairies
Bonne lecture à la lueur de la lune, ou d’une bougie !

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- Depuis l’Antiquité, le flambeau symbolise la connaissance et sa transmission. On « passe le flambeau » : on transmet un savoir, une responsabilité, une mission. Dans le livre : « Gazette de Kelfennin », la plume de Ratiflette écrit et révèle ; les flambeaux des porteurs éclairent et protègent. Les deux permettent à une communauté discrète de continuer d’exister. ↩︎
- Contrairement à l’incendie (feu destructeur), le flambeau est un feu apprivoisé, contenu, dirigé. Il représente la capacité à utiliser la force du feu sans se laisser consumer par elle : intelligence, maîtrise, conscience. ↩︎
- Porter un flambeau, c’est rester éveillé pendant que le reste du monde dort. C’est un symbole de vigilance, de résistance silencieuse, de présence active face à ce qui menace (l’oubli, la destruction du jardin, l’intrusion…). Les Kelfennin ne sont pas des guerriers, ce sont des veilleurs. Et le flambeau est l’arme des veilleurs. ↩︎
- On raconte qu’autrefois, lorsque la nuit de Samhain tombait, les Veilleurs sortaient des talus et des vieux chênes. Ils n’étaient ni tout à fait bêtes ni tout à fait esprits. Ils portaient des flambeaux faits de résine et de mémoire.
Leur tâche était d’éclairer ceux qui s’étaient perdus entre les deux mondes, et d’empêcher les forces de l’ombre d’approcher des vivants. Ceux qui savaient rester silencieux et respectueux pouvaient apercevoir la lueur de leurs feux entre les arbres. ↩︎ - Durant la nuit du 31 octobre, le voile entre le monde des vivants et celui des morts (des esprits) s’amincit. Les flambeaux servent à guider les âmes et à
protéger les vivants des forces errantes, à marquer la frontière entre le connu et l’inconnu. C’est l’ambiance du récit : cette nuit où quelque chose d’invisible s’approche, il faut veiller. ↩︎



