Catégorie : Printemps

  • Maius, florere, fleurir…

    Maius, florere, fleurir…

    Le printemps, c’est tout un poème dont la nature compose les vers.

    Victor Hugo

    Mai apporte son souffle neuf : les projets avancent, les livres voyagent… La lumière s’étire, les sentiers se couvrent de fleurs, la mer change de bleu, les pins bruissent d’un souffle plus doux, les pages se tournent avec l’élan des premières navigations.
    Chaque livre porte en lui une floraison : un mot, une image, une histoire qui s’épanouit.


    Dans notre atelier insulaire, les saisons guident nos gestes et nos idées. Ce printemps, de nouveaux marque‑pages ont vu le jour, imprimés, découpés et pliés à la main, ainsi qu’une série de cartes de correspondance, portant des citations de saison.
    Nous poursuivons aussi notre collection de petits livres de contes, fabriqués artisanalement, où chaque pli, chaque page et chaque reliure raconte une histoire autant que le texte lui‑même. Ici, tout naît lentement, avec soin, dans le silence des pins et la lumière changeante de l’île.

    L’élan du printemps, et avec lui l’avancée de mon nouveau roman – Marie an Avel

    La lumière de mai ne raconte jamais la même chose : elle invente chaque jour un nouveau paysage.


    • Livres jeunesse – Au printemps, les animaux sortent de leurs cachettes… les histoires aussi.
    • Nouvelle illustrée de photographies
    • Romans adulte
    • Textes artisanaux réalisés en petites séries

    Mai est un mois qui écrit : il trace des lignes de lumière entre les branches.

    Nos Collections

    En mai, les histoires poussent comme les fleurs : il suffit de tendre la main pour les cueillir…

    Ludiques et tendres.

    Nos livres jeunesse, souvent portés par des animaux, puisent leur inspiration dans le quotidien maritime et la vie sur une île bretonne. Nés du vent, du rivage et de l’imagination, ils invitent les jeunes lectrices et lecteurs à s’évader, à éveiller leur curiosité et à développer leur sensibilité du vivant.

    Adulte

    Des romans pour adultes qui explorent les parcours humains à travers les lieux et les paysages. Les histoires suivent des protagonistes en mouvement, traversant des épreuves qui les façonnent, à l’image des personnages des contes.
    Comme les premiers rayons de mars, ce sont des histoires qui réchauffent le cœur, illuminent le quotidien et rappellent qu’après l’hiver, le printemps revient toujours.

    Éditions de l’Atelier

    Une collection dédiée aux formes brèves et aux créations artisanales réalisées en séries limitées.

    La collection de l’Atelier rassemble des textes courts réalisés de manière artisanale : contes, nouvelles, etc. Façonnés en petites séries, ils offrent l’expérience de lecture intime du fait main, où l’écriture retrouve sa part de geste et de matière.


    Le mois de mai est comme la marée montante : il porte les histoires plus loin.


  • Lettre à un ami

    Lettre à un ami

    Dans la brume matinale qui enveloppe l’île et les champs, un silence respectueux s’est posé, le paysage se recueille pour te dire adieu.
    Pendant trois ans, j’ai eu le privilège de te rendre visite, de partager des moments de calme et de contemplation. Tu as été un compagnon silencieux, ta présence était aussi réconfortante que les arbres, les herbes et les oiseaux qui t’entouraient.
    Aujourd’hui, alors que tu es parti pour ce dernier voyage, je veux que tu saches que ton souvenir restera gravé dans mon cœur. Tu as été bien plus qu’un animal dans un champ, tu as été un ami, un symbole de la vie paisible et majestueuse de cette île.
    Repose en paix. Ton esprit restera à jamais dans le vent qui tourne et vire, la pluie qui bat, et les heures dorées de ce lieu qui était ta maison.

    Sur la dernière photo, prise avant ton départ (que j’ignorais) tu marches seul vers l’horizon, résigné. Je me sens désemparée, inutile, impuissante à changer ce terrible destin ; peut-être qu’en écrivant, en racontant ton histoire… J’imagine que tu as eu très peur face au bourreau, j’espère que tu n’as pas souffert, que tout s’est passé très vite ; la mort a dû être une délivrance.

    Tu avais trois ans, tu as traversé des canicules, des tempêtes, des pluies diluviennes, des vents rageurs… sans abri, ou si peu, un arbre, parfois un talus…

    Je te souhaite plein d’étincelles dans l’au-delà.


    Artiste novatrice, Rosa Bonheur plaça le monde animal au cœur de son art. Elle s’engagea pour la reconnaissance des animaux et chercha à exprimer leur « âme ».

    Plusieurs poètes célèbres ont écrit de beaux poèmes sur les bœufs. Ces œuvres poétiques mettent en lumière leur force et leur noblesse, tout en reflétant les sentiments profonds que les auteurs éprouvent pour ces créatures.


    J'ai deux grands bœufs dans mon étable,
    Deux grands bœufs blancs marqués de roux ;
    La charrue est en bois d'érable,
    L'aiguillon en branche de houx.
    C'est par leur soin qu'on voit la plaine
    Verte l'hiver, jaune l'été ;
    Ils gagnent dans une semaine
    Plus d'argent qu'ils n'en ont coûté.
    […]

    Les voyez-vous, les belles bêtes,
    Creuser profond et tracer droit,
    Bravant la pluie et les tempêtes
    Qu'il fasse chaud, qu'il fasse froid.
    Lorsque je fais halte pour boire,
    Un brouillard sort de leurs naseaux,
    Et je vois sur leur corne noire
    Se poser les petits oiseaux.
    […]

    Ils sont forts comme un pressoir d'huile,
    Ils sont doux comme des moutons ;
    Tous les ans, on vient de la ville
    Les marchander dans nos cantons,
    Pour les mener aux Tuileries,
    Au mardi gras devant le roi,
    Et puis les vendre aux boucheries ;
    Je ne veux pas, ils sont à moi.
    […]

    Quand notre fille sera grande,
    Si le fils de notre régent
    En mariage la demande,
    Je lui promets tout mon argent ;
    Mais si pour dot il veut qu'on donne
    Les grands bœufs blancs marqués de roux ;
    Ma fille, laissons la couronne
    Et ramenons les bœufs chez nous.
    […]

    Pierre DUPONT
    1821 - 1870


    Ce chérubin dit la louange
    Du paradis, où, près des anges,
    Nous revivrons, mes chers amis,
    Quand le bon Dieu l’aura permis.

    Guillaume Apollinaire, Le Bestiaire, ou Cortège d’Orphée, 1911

    Autre article à lire : Imploration et impuissance

  • Avez-vous vu la jacinthe des bois ?

    Avez-vous vu la jacinthe des bois ?

    Avril a fait la fleur, Mai en a l’honneur !


    Avez-vous vu la Jacinthe des bois, on l’appelle le muguet bleu, avec sa clochette bleue, rien que du bleu lunaire. Joli mois de Mai, mois des fleurs, la campagne est un jardin rêvé en nuances de vert frais…
    Mois des fées, mois des amours, de toutes les promesses de récoltes.
    Dans les taillis envahis de douces-amères, l’églantier offre aux couronnes fleuries des nymphes et des dryades, des guirlandes de roses.

    C’est le plus heureux des mois, le plus fêté, le plus chanté, le bien-aimé, il est le printemps, la fleur nouvelle…

    C’est Avril qui a réveillé la belle dormante, ouvert les cieux silencieux, planté la racine… Mai n’a eu qu’à ramasser, faire le joli coeur, le roi du muguet.

    Quelques conseils de Ratiflette pour le potager de Mai…


    Le jardinier-poète s’occupe de ses oignons, du navet nouveau, du chou de printemps et du bel artichaud.
    La fraise et la cerise reviennent en mai, au temps des baisers qui réveillent les fées.
    La fraise est facile à attraper, on se baisse, on la cueille, c’est un baiser jardiné. Et dans un parterre de fraisiers il y a toute une compagnie de lutins cachée derrière les feuilles.

    Belle à nulle autre pareille

    Les mystérieuses reines des mares, des rivières, des eaux douces… Les libellules qu’on appelle parfois les belles vertes, voltigent, bruissent, bourdonnent, étincellent en accrochant le miroir des reflets de leurs ailes légères…
    Ailée de cristal, la libellule est la gardienne des eaux lustrales, paisibles, rêveuses et secrètes. Celle qui fleurit les eaux de mai, réveille le chant des grenouilles et veille sur les rives aux images ophéliennes.

    Celle ou celui qui reçoit un instant sa visite
    a beaucoup de chance…
    Sa présence porte bonheur.

  • Cancanant, trompetant, ils surgissent sur l’île

    Cancanant, trompetant, ils surgissent sur l’île

    Les oies sauvages

    Dans le grand ciel lavé à grandes eaux par mars, voici que cancanant, cacardant, trompetant, battant l’air de leurs ailes puissantes, surgissent sur l’île les canards à col-vert, les tadornes de Belon, le héron et bien d’autres oiseaux, tandis que nos amies de l’hiver, les oies sauvages, les Bernaches de Sibérie vont rejoindre leur résidence nordique. En leur compagnie nous avons vécu un hiver merveilleux, des aubes enchantées avec les aventures de Nils Holgersson… L’oie sauvage est messagère entre le ciel, l’au-delà et la terre, elle guide Nils tout le long d’un voyage initiatique à travers la Suède pour mieux l’éprouver, « elle est lumière de la connaissance éclairant le chemin difficile de l’homme à la recherche de lui-même ».
    À l’année prochaine les amies !


    C’est Pâques fleuries, les bouquets de buis mêlés aux fleurs des champs sont bénis, c’est le grand retour des cloches de leur voyage à Rome ! Les enfants le nez levé scrutent le ciel dans l’espoir de les voir passer. Que vont-elles semer dans le jardin cette année ? Des œufs, des poules, des lapins en chocolat, enveloppés dans des papiers dorés, des papiers brillants, multicolores.

    J’ai vu une coccinelle ce matin, une petite catherinette, c’est la bête à Bon Dieu, la petite bête du paradis… qui monte qui monte qui monte jusqu’ici. Toute ronde, coquette, colorée de rouge vif et de noir brillant, je lui ai demandé du bout des doigts :
    — Catherinette ! Fra’t’y beau dimanche ?
    Elle m’a dit oui… La coccinelle fait la pluie et le beau temps.


    Quelques conseils de Ratiflette notre jardinier, pour le potager…

    Le légume du mois : le radis !
    On tire dessus, il vient tout seul,
    le premier joyau croquant d’avril !
    Cerisiers, pommiers, poiriers, pêchers, abricotiers, haies d’épine noire, fleurissent sur l’île bienheureuse.

    L’ail des ours ? Ce sont les rubis, les bijoux des fées.
    Entre les feuilles de l’ail des ours, un jaillissement de sphères étoilées d’une blancheur éclatante — avril vient de les ouvrir toutes grandes au chant du coucou.
    Il faut que j’aille chercher leur rosée pour suspendre une perle à chaque oreille de ma belle Lucette… chantonne Ratiflette.

    *Ses feuilles cuites ou crues améliorent les soupes et les salades

  • Joli mois de mai

    Joli mois de mai

    Ô doux printemps, ta jeune épouse,
    En souriant à tes amours,
    Pour tes pieds nus sur la pelouse
    Tisse un vert tapis de velours.

    — Robert Dutertre, le mois de mai

    Plat du jour :

    Écrire quelques pages, les semer…
    Lorsqu’Éole a, dans leur caverne,
    Renfermé les tristes autans

    Courir entre les feuillets

    Admirer la beauté et la senteur du muguet
    Le muguet au bord des fontaines
    Agite ses petits grelots 

    escargot-de-mai

    Flotter sans soucis sur un jour — entre-deux —
    le rêveur qui se promène
    Entend parfois le chalumeau
    Qui fait, dans un pauvre domaine,
    Danser les filles du hameau.

    trois jeunes filles en robes blanches et chapeaux de paille dans une barque, elles pêchent à la ligne...

    S’évader entre les lignes…
    Au sein des forêts reverdies
    Les nids de mousse et de duvet
    Se remplissent de mélodies
    Comme Cimarose en rêvait.

    Jeune femme lisant assise dans l'herbe et les fleurs printanières

    Joli mois de mai !

    Extraits du poème de Robert Dutertre, le mois de mai.

  • Bonjour Mai !

    Bonjour Mai !

    Exp.éditions imaginaires a planté de jolis livres illustrés, Mai pourra les feuilleter…

    Mai ! Mois des fleurs, des fées, mois des amours, de toutes les promesses de récoltes. C’est le plus heureux des mois, le plus fêté, le plus chanté, le plus souhaité, le bien-aimé… Il est le printemps, la fleur nouvelle.

    « Avril fait la fleur, Mai en a l’honneur ! » ronchonne le vieux sorcier des bois, si vieux qu’il connaît tout des humeurs et des secrets des mois. Avril a réveillé la Belle dormante, ouvert les cieux silencieux, planté la racine… Mai n’a qu’à ramasser, faire le joli cœur, le roi du muguet.

    Mais si Mai est volage c’est qu’il se sent éphémère, si fragile avec ses deux notes de coucou que le soleil cuisant de l’été va bientôt griller. Il sait que chacune de ses fleurs nouvelles porte déjà en son cœur une flétrissure et que son vert feuillage ne fait que passer…

    Qu’il n’est qu’une image égarée
    du Paradis perdu…

    *L’elféméride