Catégorie : Almanach – Au fil des jours et des saisons
Les évènements de l’année, à différentes époques, les suites de jours, les phénomènes météorologiques et naturels, des recettes, des dictons, des conseils, les travaux du mois : au jardin, à la maison, à la table de l’autrice et de l’illustrateur… L’inépuisable marmite des jours tricotés, filés et cousus aux saisons.
Ça évoque un vieil almanach, qui se lisait parfois tout haut à la veillée, entre les contes, les légendes, les potins de la gazette.
Il y a des jours où du fond du cœur un chant monte en puissance ; on a envie de danser et de chanter autour d’un feu, envie de pousser le cri, de devenir Cheyenne et de regagner les plaines. #carbone#climat#générationsfutures#planèteterre #guerre #réfugiés #chômeurs Quand « Le respect des droits de l’homme » est soumis au Capital…
Ce chant de guerre qui monte sur la ville Comme une prière à la lune qui brille Rappelle à ceux qui dorment derrière les grilles Qu’on peut toujours même si c’est pas facile
Devenir Cheyenne Combattre quand même Devenir Cheyenne Regagner les plaines
Je veux te prendre au feu de mes tortures Je veux te faire comprendre tout ce que j’endure Je veux t’apprendre les signes, les peintures Qui protègent mieux que toutes les armures
Devenir Cheyenne Combattre quand même Devenir Cheyenne Regagner les plaines
Tu peux aussi quand la vie te malmène Pousser le cri et devenir Cheyenne Oublie les plumes, oublie les mocassins Pas besoin de costume pour devenir indien
Devenir Cheyenne Combattre quand même Devenir Cheyenne Regagner les plaines Combattre quand même Et briser ses chaînes Devenir Cheyenne
Colchiques dans les près Fleurissent, fleurissent Colchiques dans les près C’est la fin de l’été La feuille d’automne Emportée par le vent En rondes monotones Tombe en tourbillonnant […]
J’ai rencontré trois escargots Qui s’en allaient cartable au dos Et dans le pré trois limaçons Qui disaient par cœur leur leçon. Puis dans un champ, quatre lézards Qui écrivaient un long devoir.
Où peut se trouver leur école ? Au milieu des avoines folles ? Et leur maître est-il ce corbeau Que je vois dessiner là-haut De belles lettres au tableau ?
Certains souvenirs d’enfance ressemblent à la « Madeleine » de Proust. L’un d’entre eux est un souvenir de jeunesse, quand j’accompagnais ma grand-mère à la cueillette des mûres à la campagne, au bord des chemins et le long des prés. La grande partie de la récolte partait à la fabrique de succulents pots de confitures, (hum, cette délicieuse odeur dans la cuisine) l’autre part était réservée à la garniture d’une délicieuse tarte accompagnée de crème. Et celles qui restaient dans le seau ? (miam !) Ce jour il pleut, pas de tarte aux mûres, mais demain ou dans quelques jours…♪♫♪
Aujourd’hui ce n’est plus ma grand-mère qui est derrière les fourneaux pour mon régal, mais mon compagnon, grand cueilleur sur les chemins et admirable pâtissier, il n’a pas son égal pour les tartes et les confitures de mûres, à mettre sur les crêpes cet automne !
La lecture de l’article que j’ai lu par hasard ce matin sur le site « Humanité et Biodiversité » et que je mets en lien ci-dessous m’a donné envie de partager avec vous ce bref épisode.
Hier soir nous avons pique-niqué dans une petite forêt de pins que nous fréquentons souvent pour sa beauté, sa fraîcheur et la vue magnifique qu’elle offre sur la mer. Nous avons fait une découverte bien triste et bien décevante, l’un des jeunes arbres du bois, un châtaignier, avait été abattu à la va vite, coupé n’importe comment et ses branches laissées en tas sur le côté. J’avoue que cela m’a fait mal au coeur de voir ce manque de respect d’une entité vivante qui commençait tranquillement à s’élever vers le ciel. D’autant qu’elle ne peut pas se défendre. Un acte cruel et évidemment humain. Que peut-on espérer d’êtres qui se comportent ainsi ? S’ils se moquent de la nature, manquent de respect aux arbres qui les protègent d’un soleil trop fort, sont-ils capables de solidarité pour les leurs ?
J’ai rencontré des jeunes ce week-end. Peu de livres sur les étagères mais des smartphones, des ordinateurs sur la table avec applications web en ligne, ils avaient une bonne connaissance des dernières parutions littéraires et de bien d’autres livres encore. Lecture sur wattpad et autres plateformes de lecture, réseaux sociaux, lecture du journal en ligne. Ils connaissaient plus de parutions récentes que moi qui pourtant essaie de suivre l’actualité littéraire. Le monde change, il a déjà changé.
C’est un peu comme le climat, on entend sans arrêt sur les ondes qu’il va y avoir des changements climatiques à cause de notre manière de polluer sans vraiment mettre en place des réformes contre nos mauvaises habitudes. Plus la peine de blablater, le climat a changé, il n’y a qu’à voir l’été se dérouler, la force des inondations, des feux, des tempêtes, les grosses chaleurs en avril, car l’été cette année a commencé en avril, en Bretagne.
Et que dire de la Finlande prête à expérimenter la fin du travail ? Une excellente idée, non ? *lire l’article
Tout est impermanent. Rien ne perdure, sauf le changement. La seule chose qui est constante dans la nature, c’est le changement. Rien n’est figé, immuable et écrit pour toujours, et rien non plus n’est acquis pour toujours. Tout naît, vit et meurt à un moment donné. Et tout le monde le sait.
J’aimerais apprendre à lâcher prise.
Il est important d’accepter cette impermanence, parce que c’est la véritable nature de notre existence et la véritable nature de tout l’univers. Tout ce qui apparaît est voué à disparaître et tout change constamment. Et si nous n’arrivons pas à lâcher prise, à laisser passer, c’est comme si nous nagions constamment à contre courant, nous nous attachons à des choses qui nous échappent, nous redoutons les choses qui nous arrivent. Il est important de retrouver un esprit fluide, qui, au lieu de considérer l’impermanence comme un scandale, trouve au contraire que c’est une chose tout à fait normale et naturelle.
Je voudrais appliquer toute ma volonté à ne rien tenir, à ne rien garder, non pour me libérer des attaches, ou des souffrances, mais parce qu’il n’y a pas de vérité qu’on possède. Parce que libéré de ces inutiles bagages que sont les possessions, le voyageur — l’être — peut aller enfin, entrer dans tous les règnes de la vie. Pour être vivant, il suffit de voir, de sentir, d’entendre.