La magie des livres est une drogue, un sortilège, une échappatoire, aussi puissante, aussi envoûtante que le Pays imaginaire de Peter Pan.

J’ai lu cet été « Manderley for ever » de Tatiana de Rosnay et j’ai beaucoup aimé. Je ne suis pas spécialement une lectrice de Daphné du Maurier et cette lecture ne m’a pas donné envie de lire d’autres ouvrages de l’autrice ; en revanche, j’aime les biographies, car elles permettent de découvrir plein de choses sur les époques, le mode de vie des gens, elles offrent une vision différente, plus personnelle, plus incarnée, qu’une page d’histoire.
Le foyer, le milieu où naît Daphné du Maurier est extrêmement privilégié, elle pourrait se satisfaire d’une vie dans le luxe mais elle aspire à autre chose, elle créé, elle s’isole et invente des histoires — qu’on aime ou pas d’ailleurs — peu importe, ce qui est intéressant à découvrir dans le livre c’est son immense passion pour l’univers des mots, l’écriture d’un livre, une passion qui dépassera tout ce qui va traverser sa vie. On fait la connaissance de ses maisons — très importantes, très inspiratrices — de ces lieux où elle aime écrire ; on marche à ses coté et ceux de ses chiens dans les landes sauvages ouvertes sur l’océan.

On est porté par son enthousiasme pour la littérature et son incroyable capacité à imaginer des histoires fantastiques. On découvre sa vie d’épouse, de mère, mais il est certain que Daphné du Maurier aura été avant tout un écrivain.
Une remarquable biographie, bien documentée, qui se lit comme un roman.

Dans l’opulence des présents, il y en a un pour Daphné qui aura une importance particulière. Il n’en a pas l’air, pourtant. C’est un simple cahier long et noir, de plusieurs dizaines de pages. Un journal intime. Écrire. « Rêver-vrai ». S’échapper dans son monde à elle, son propre Pays Imaginaire. Peter Pan lui tend la main. Kiki l’encourage.

Commentaires
Une réponse à « Manderley for ever »
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