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Laïcité

« La République assure la liberté de conscience »

Il y a 100 ans, la République adoptait une loi qui marquait le couronnement du processus de laïcisation qu’elle avait commencé vingt-cinq ans plus tôt. C’est cette loi de séparation des Églises et de l’État qui a permis, par les libertés fondamentales qu’elle a affirmées, un « vivre ensemble » plus harmonieux.

Que reste-t-il de la loi de 1905 ?

La laïcité désigne la séparation des pouvoirs entre l’Etat et les religions. Elle est affirmée en France par la loi de 1905 qui reconnaît et protège la liberté de culte mais limite l’intrusion de la religion dans les affaires publiques. L’Etat ne doit, normalement, subventionner aucun culte. La laïcité est à l’œuvre de diverses manières dans toutes les démocraties.

Sommmes-nous toujours un pays laïque ?
Méthodiquement, le législateur a détricoté la loi de séparation des églises et de l’Etat, suivi par le Conseil d’Etat. Aujourd’hui, il est permis de considérer, en dehors de toute haine et de tout racisme, que la séparation des églises et de l’Etat se trouve extrêmement réduite avec tous les risques que cela comporte à une époque de montée des périls religieux.

LaïcitéLe principe de séparation fonde, à la fois, la citoyenneté et le Pacte républicain.

 «Si un groupe de gens est prêt à vous tuer parce que vous avez dit quelque chose, il est alors presque certain que ce quelque chose doit être dit, parce que sinon, les personnes violentes ont un droit de veto sur la civilisation démocratique, et si elles gagnent ce droit, il n’y a plus de civilisation démocratique.»
R.D du NYT

Hors d’un État laïque, respectueux du pluralisme et des convictions des citoyens, la liberté de conscience et les libertés de religions sont des libertés compromises, voire menacées.